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La méningite chez le chien

Une méningite est une inflammation des méninges, qui sont les enveloppes autour du système nerveux central. En médecine vétérinaire, ce sont majoritairement les chiens qui sont touchés par les méningites. Dans la grande majorité des cas chez le chien, ces affections sont des maladies auto-immunes qui répondent à la cortisone. Il existe également des formes infectieuses, très souvent dues à une extension d’otite moyenne vers les méninges avoisinantes (non traitées dans cette fiche).

Présentation clinique :

Les méningites touchent surtout les jeunes animaux : les chiens affectés ont le plus souvent moins de 1 ou 2 ans. Il existe également des races prédisposées : boxer, beagle, bouvier bernois, jack russel terriers, braque de Weimar, border collie, whippet. Cependant, les méningites peuvent être observée chez un chien quelque soit sa race. Les signes cliniques peuvent être, en début d’évolution, frustes : abattement, dysorexie. Les animaux présentent en général une fièvre marquée (>40°C), et des signes de douleur diffuse, parfois difficilement localisable.

Beagles, Jack Russel Terriers, Boxers sont des races prédisposées
Beagles, Jack Russel Terriers, Boxers sont des races prédisposées

Diagnostic :

Les maladies qui peuvent mimer une méningite sont une infection des disques intervertébraux, une polyarthrite (inflammation de plusieurs articulations), plus rarement une polymyosite. Le diagnostic définitif passe par une ponction de liquide cérébrospinal (LCS), qui se fait sous anesthésie générale. L’analyse du liquide montre la présence de cellules inflammatoires polynucléées et l’absence d’agents infectieux. Souvent, il est conseillé de réaliser d’autres examens complémentaires (prise de sang, imagerie de la colonne vertébrale, ponctions articulaires) pour exclure les autres maladies, ou des maladies concomitantes. La prise de corticoïdes avant la ponction de LCR peut artificiellement faire baisser le nombre de cellules nucléées.

Pronostic :

Le pronostic pour cette maladie est bon en règle générale si le traitement est institué tôt et respecté. Cependant, certains animaux ne répondent pas ou échappent au traitement, et, dans ces cas particuliers, la maladie peut être mortelle.

Traitement :

Le traitement est essentiellement basé sur des hautes doses de cortisone sur plusieurs mois. Les animaux répondent en général en quelques jours, et se rétablissent rapidement. Il est essentiel de poursuivre le traitement sur le long terme et de ne pas l’arrêter brutalement pour éviter les rechutes. Les effets secondaires de ce traitement sont une polyphagie (mange plus), une polyuro-polydypsie (boit plus, urine plus), un animal plus lent/fatigué, des troubles digestifs, des faiblesses ligamentaires, une dilatation abdominale. Des suivis de la maladie par prise de sang ou ponction de LCR sont parfois recommandés. Environ 30% des animaux rechutent en cours de traitement, ce qui justifie la reprise du protocole depuis le début avec, parfois, ajout d’une autre molécule immunosuppressive.

Dr. Vet. Aurélien Jeandel

 

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La délivrance d’un passeport n’est possible que si l’animal est identifié (par puce électronique ou tatouage).